lundi 24 mars 2008

Bengalore !

Ah lalala, ça faisait si longtemps mes amis, depuis dimanche je suis à Bengalore l'usine à cerveaux Indienne, l'occasion est trop belle pour moi de vous faire part de mes observations, de vous abreuver de n'importe quoi ou tout simplement de tromper l'ennui de ma chambre d'hotel.

Bref, tout commence il y a déjà plus d'une semaine lorsque sur mon billet d'avion du vol retour qui me ramène d'Helsinki j'ai eu le signe du bonheur: "Business Class", oh la vache, même serré dans mon slim taille 28 age 13 ans j'étais très énervé, genre fou de joie.

En arrivant dans l'avion, après avoir grillé toute la file d'attente (eh eh eh), l'hotesse m'accompagne jusqu'à mon siège (alors que c'était le 1A, genre immanquable), me prend mon manteau, le pose sur un cintre, puis le moment jouissif arrive, voir les regards envieux des quidams qui se retrouvent au fond de la carlingue de l'appareil, ah ah ah, il y avait l'équipe finlandaise féminine de hockey et elles étaient en économie, double jubilation, bon faut en profiter parce que après le décollage, sur un vol de moins de trois heures il n'y a pas de réel avantage, tu as beau sortir en premier, tout le monde te rattrape aux bagages...

Enfin tout ca pour dire que j'avais une petite voix qui en moi me disait "eh eh, ca va trop être la classe de voyager en business pour l'Inde", ben raté, j'étais bien en éco avec tout ce qui va avec: une voisine reloud qui ne quitte pas sa parka du vol, l'écran sur lequel on voit rien sinon les sous-titres, j'ai eu mon petit pincement au coeur cinématographique, j'étais pret à fondre en larme devant juno, surtout au moment où on entend les moldy peaches, c'est super triste, pour la peine j'ai vu l'auberge rouge avec balasko, jugnot et clavier, j'ai pu vérifier que tous les films ne me rendent pas triste en avion (la palme revient à spiderman 2 qui m'a anéantit), ma voisine reloud toujours la même qui joue à "je veux te déloger de l'accoudoir commun" et les hotesses qui servent le coca light par gobelet de 15 cl. Mon iPod a eu la bonne idée d'être completement déchargé alors que je me faisais une joie d'écouter fuck buttons, la lose.

Petite remarque en passant, pourquoi les sportifs sont-ils toujours en survets à l'aéroport ? question débile, s'ils n'étaient pas en survet on en saurait rien qu'ils sont sportifs, donc le sportif en survet resterait un point d'interrogation. Question annexe combien y'a t'il de sportifs pas habillés en survet dans cet avion ? C'est à ce genre de considération que mon esprit vagabondait lorsqu'enfin bengalore nous apparut, c'était pas trop tôt.

Et là, les reflexes indiens sont comme le vélo, on oublie jamais, l'ATM ne fonctionne pas à 1h30 du matin, pas grave j'ai 15 euros en poche, je vais marchander des roupies au premier mec qui vient, il m'en propose 720 j'éclate de rire histoire de le décontenancer, il est interloqué, je vais voir un autre, lui m'en propose 780, je retourne voir le premier en annoncant que j'en veux 900, il essaie de me décontenancer à son tour en rigolant, apres qq échanges on arrive à un compromis pas trop déconcertant de 850, je perds un peu moins de deux euros dans l'affaire, de toutes facons c'est pas bien grave mon taxi qui m'attend depuis deux heures à cause du retard de l'avion me coutera 65 roupies (un euro), grand prince je lui laisse 100 roupies, vous voyez, mon plaisir c'est de faire rendre le gens heureux autour de moi (surtout pour si peu cher, faut pas se priver).

A l'hotel tout le monde dort dans la reception, le concierge, le veilleur de nuit, les mecs de la sécurité et tout le monde fait semblant d'etre reveillé quand j'arrive, j'ai même droit au salut militaire, completement n'importe quoi.

3h Dodo.

Dimanche, 9h du matin j'ai cru être à Bagdad lors d'un tremblement de terre provoqué par une bombe thermo nucléaire provenant d'un des cavaliers de l'apocalypse, foin de jugement dernier mais les travaux etaient en cours sous ma fenetre. Apres une heure à faire semblant de dormir je me leve et part pour l'aventure, j'ai une journée libre, youhou, à moi bengalore !

Alors voyons voir ce que raconte le lonely planet... rah merde le résumé c'est: "pas grand chose à voir", fuck.

Je suis dans le quartier chic, genre la cinquieme avenue de Bengalore, bon, ben y'a quand meme des mecs qui dorment par terre, rien à voir cependant avec les lepreux du nord de l'année derniere, ici tout parait bcp plus riche et propre.

Après une heure à errer entre les boutique "Louis Philippe", "English Man" et je sais plus trop quelle autre boutique avec un nom européen, j'ai une petite faim, let's go to Nagarjuna "Service rapide et salle constamment bondée: on déguste ici des spécialités très relevées de l'Andhra Pradesh, servies sur une feuille de palmier" et ben c'est vrai, ca arrachait bien comme il faut, des feuilles de palmiers sur toutes les tables et un bordel indescrptible tellement il y avait de monde. Ca tombait bien, j'ai partagé ma table avec un mec qui bossait depuis huit ans à portland et avec qui j'ai parlé d'Inde, de Mittal, de Tata, de trains, de Portland, de San Francisco pour finir sur Sarkozy et Carla Bruni. Il m'a confirmé qu'il y avait vraiment une embrouille protocolaire lors de la visite de Nicolas en janvier dernier, j'étais bien en peine de lui poser la moindre question sur le président Indien, je me suis juste souvenu qu'un ministre etait mort car il avait été attaqué par des singes à New Dehli, j'avais trouvé ca plutot amusant à l'époque.

Après ces boutiques j'avais un peu envie de retrouver l'ambiance crado de l'année dernière: direction le marché, le chauffeur de rickshaw me dit que c'est un choix bizarre; ah ah, l'ami, conduit donc ta charette et nous en reparlerons, j'ai le coeur bien accroché, apres 30 minutes de pollution extreme, me voici au marché et là c'est vraiment Kaboul: il n'y a plus une vitre présente sur le batiment qui sert à abriter le marché, le sol est recouvert d'excréments, les vaches mangent les invendus qui pourrissent au soleil, ca sent vraiment tres fort par endroit. Petite satisfaction je n'ai vu aucun touriste, ça c'est la classe.

Apres une petite heure à zigzaguer, à essayer de trouver une bande terre pratiquable, je me dis qu'il faut passer au culturel, ca tombe bien j'ai le Tipu sultan palace à proximité, le lonely planet l'annonce comme modeste... ben bingo, y'a rien à voir, une vieille me dit que si, faut regarder là et là mais franchement à part deux poutres et un balcon y'a rien, elle me raquette un peu pour la visite guidée, zou 20 roupies et c'est la fete pour tout le monde. Puis suivent un fort en ruine et un temple moyen.

En sortant je me ballade et je vois qq personnes avec la tete peinte en vert, rose etc, la veille c'était Holi, la fete des couleurs, et ca continue aujourd'hui, sauf que là ca rigole plus vraiment, la fete tourne à la manifestation avec les flics armurés et équipés de lacrymo, vu que ca commencait à chauffer j'ai repris un rickshauw pour regagner mon quartier bourgeois, dans la presse le lendemain j'ai lu qu'il y avait eu une quinzaine de blessés et oui, c'etait là où j'étais, pas loin du marché Krishnarajendra, voilà ma vocation de James Nachtwey envolée.

En rentrant à l'hotel je suis fourbu et il flotte comme pas possible, j'en profite pour écrire mon article pour www.originalplatypus.com un site qu'il est bien, et je mange à l'hotel, là j'ai une conversation vraiment tres interessante avec le garcon (vu qu'on est deux en salles) dans le désordre il me parle de computer science, du mont rushmore, de papaye, de plage, de sudoku et de chemise, j'ai rien compris à ce qu'il me racontait, en plus il arretait pas pendant que je mangeais, ca m'a stressé à mort, le repas était pas bon, j'ai recu mon garlic nan en deux parties: nan d'un coté, ail de l'autre, plus rien ne tournait rond, je suis parti me coucher.

mercredi 25 juillet 2007

Un bon dimanche

Telle une rock-star Patrack revient rien que pour vous mes fans, et surtout pour toi Alex, après tes promesses je suis plus que jamais motivé pour finir en beauté ce blog. Ma maman, ne soit pas vexée, c'est aussi pour toi que je l'écris... quoi j'entends des "et nous on compte pour des prunes?", "faut respecter tous les fans", "Patraaaaaack on t'aime", rohhhh, vos gueules et ecoutez donc ce récit du dimanche.

Pour ceux qui ne suivent pas c'est dans l'ordre chronologique, il s'agit donc du dimanche qui suit le samedi de la muraille de Chine, mais vu que j'ai pris un peu de retard c'est pas le dernier dimanche (le 22) mais le précedent (le 15) qui suit le 14 donc, rahh le 14 Juillet... bals de pompiers, feux d'artifices, incendies en Corse, c'est beau la France.

Pour ce dimanche mon but etait simple: aller voir ce qui se passe dans le milieu artistique contemporain, me confronter à l'avant-garde d'un pays qui semble plus porté sur l'industrialisation que la création, blah blah blah, je souhaitais aussi échapper à la foule et d'apres le lonely planet c'était l'endroit propice pour passer une journée tranquille.

Direction la Factory 798, historiquement il s'agit d'une usine désaffectée et où des artistes se sont installés. Une sorte de grand squatt dont la description me faisait penser aux frigos, patience patience, commencons par le commencement et savourons ce voyage...

J'hèle un taxi, on regarde ensemble la carte, on trace des cercles on coche l'emplacement de la factory 798 et je demande à ce que le compteur soit activé, c'est parti, on commence direct par prendre le quatrieme périphérique.
Quatrieme périphérique ??? ahah, oui, Pékin est une ville concentrique abritant cinq périphériques, je ne les ai pas tous vu mais celui là fait quand meme deux fois cinq voies, autant dire qu'en semaine il doit être bien encombré :)


Certains d'entre vous ont toujours rêvé de controler une grue, n'est ce pas ? ceux pour qui ce rêve a perduré ont certainement trouvé une sorte de paradis à Pékin où les rêves se réalisent à la chinoise c'est à dire en grand (et en très haut pour les grues). Rien que monter dans la cabine il y en a pour 30 minutes facile.


Nous arrivons à la factory et là, choc, c'est pas du tout une usine dans un batiment mais tout un quartier industriel avec boutiques, restaurants (hyper chers), ateliers, galleries et carte pour ne pas se perdre... en fait c'est une petite ville entirement tournée vers la création, impressionnant !


J'en profite pour vous montrer ce qui me rendra riche, célèbre, irrésistible et infecte: le vélo électrique Chinois qui est assez répandu (disons un deux-roues sur dix je pense), très silencieux, on peut pédaler pour prendre le relai de la batterie (assez volumineuse), en plus il a un bon petit style pour à peine 150€ en supermarché, je suis sur que ca cartonnerait à Paris. Mais bon, on choisit de devenir riche ou de rester pauvre, moi j'ai fait mon choix: je bosse pour la sixieme bourrasque.


En rentrant dans les batiments on peut voir de futurs lofts assez sympa (il semble que les promoteurs immobiliers veuillent reprendre possession des lieux pour tranformer la factory en quartier résidentiel haut de gamme après les jo)


Des photos de performances, ici un homme se transforme en pinceau, dans une autre performance l'artiste buvait de l'encre et la vomissait sur une feuille géante afin de retracer dans les deux cas les contours de la Chine... ne sommes nous que des instruments au service d'un état que nous définissons ? lala


Là des soldats de plomb fondus avec des barbelés sur une lampe en forme de poumons... nos corps sont ils devenus des champs de bataille pour les multinationales ? roh


Des avions en papier d'alu s'écrasant sur un Hollywood indestructible avec un empire state building en témoin cabossé, que pouvons-nous faire face à l'hégémonie de la culture américaine qui peut se permettre de briser ses propres symboles ? dediou



Oh lala, oh lala, tant de questions dans la tête de Patrack...

Bref, tout plein de trucs plus ou moins reussis mais le principe de la visite est assez sympa, on peut rentrer dans les ateliers à l'heure du dejeuner, on dit "ni rao", on ressort, on consulte la carte, on se perd entre "transistor street" et "computer alley" et on rerentre au petit bonheur la chance dans une autre gallerie, il n'y a pas grand monde et on peut meme manger un magnifique sandwich italien au timezone, on continue...



Et là, c'est le choc, envolées les questions métaphysiques, oubliés les pourquoi du comment, rien à branler de dénonciations indigestes car là, devant les yeux de Patrack, se déroule un drame, symbole de cette société chinoise oppressante, de ces communisses qui partout veulent empecher le bonheur de certains au profit d'un semi-contentement général, "police partout, justice nulle part" crie Patrack, il hurle ce cri de révolte universel "basta muchachos, enough is enough und sayonara le botswana" car ici les machines elliptiques sont enfermées, parquées comme des criminelles, partageant la meme cellule que ces pervers de toboggans verticaux.


Patrack fulmine et jure de faire connaitre au monde entier leurs conditions, il jure qu'un jour toutes les machines elliptiques du monde seront libres, que l'amitié entre les peuples ne sera pas un vain mot. Vu qu'il est en Chine il crache allegrement par terre pour ajouter du poids à ses déclarations (autrement on le l'aurait jamais pris au sérieux).

Patrack est bien perturbé, si bien que quand il rencontre une jeune femme francaise responsable de la section photographie de la gallerie principale, qui est à Pékin depuis deux semaines et qu'elle vient lui parler d'un photographe chinois avec des references à Salgado il ne pense meme pas à l'inviter le soir meme. Completement à côté de la plaque notre pauvre Patrack (bon, ceci dit faut pas deconner, Salgado il déchire sa race atomique bien profond alors que le chinois en question faisait des portraits de ses potes mineurs avec seulement la tristesse en toile de fond, mais il n'empeche qu'elle etait bien mignonne).

Juste le temps de rattrapper le métro et de vider son sac des divers poisons qu'il contient que Patrack rejoint la ville, pret à communiquer son indignation.


Là, tout le monde parle chinois, cause perdue, Patrack rentre dans le rang et se retrouve sur les champs élysées de Pékin.


Il y a meme des bus à touristes pour voir d'autres touristes qui vont prendre en photo les touristes dans leur bus, le serpent se mord la queue allegrement.


McDo fournit les parasols aux forces de l'ordre.


La petite n'a plus que la force de manger sa brochette.


Théorie de l'évolution, les taxis avec des places de 25 cm de large ne peuvent charger qu'un quart de fesse du touriste moyen, ils sont donc voués à disparaitre.


Le luxe, l'opulence c'est bien gentil mais Patrack c'est un baroudeur de l'extreme, il a besoin du filth, que ce soit un peu dusty, il aimes les coins roots quoi, bref, direction les ruelles.



Avec des fresques qui peuvent presque se passer d'explications.


Ces ruelles sont vouées à disparaitre pour laisser place à de magnifiques tours moches...



De retour à Qianmen, sa beauté, son vide sidéral...


Petite ballade sur les avenues arborées.


Et retour dans l'univers du luxe via un passage dans un centre commercial moderne, le SOGO


Moui, bon, super...



Patrack craquera presque pour des chaussures qui lui iraient comme des gants, enfin plutot comme des chaussettes alors, bref des chaussures Playboy pour un vrai playboy, ne rigolez pas la marque existe vraiment et c'est pas donné, ca coute la peau des fesses (de playmate, ouarf)


De retour Patrack a une dalle monstrueuse, il s'achete un bol histoire de pouvoir manger des raviolis et des nouilles et il s'est également offert des shortbread pour manger avec sa glace (il n'a pas pris de Haagen Dasz qui coute 10€ le pot de 500 et 4€ le petit!)


Zou, c'est soir c'est la fete, c'est le parfum en dvd !


Rendez-vous pour la suite un peu plus tard, Alex tu peux commencer à faire chauffer josiane et simone, al fin est proche!
bises

lundi 23 juillet 2007

La muraille, la muraille

Souvenez-vous, fin des années 80, Citroen lance l'AX, elle est révolutionnaire et roule sur la muraille de Chine à tout beurzingue, il fait beau, c'est magnifique.

Voilà comment on fabrique des reves d'enfants, back to reality, aujourd'hui c'est samedi et Patrack a rendez-vous à 7h20 dans le métro avec TP et sa copine (non, c'est pas Eva Longoria, oui, ils sont mariés, non, pas à Chantilly, bref, TP n'est pas Tony Parker, etonnant, non?), le petit groupe rejoindra LY (aucun rapport) et sa copine (oui, c'est bien elle) à 7h40 précises.


Comment, qu'ouie-je, qu'entends-je ? Patrack en voyage organisé ? le loup des steppes dans un troupeau de brebis ? eheh, oui, laissez-moi vous conter la génèse de cette excursion. Patrack est avide de comprendre comment ce grand peuple va un jour gouverner le monde, quels sont les reves de ces géants, les occupations de nos futurs maitres.

Bref, le vendredi midi Patrack fait un tour de table pour savoir comment l'équipe va occuper son week-end... bien, à vrai dire ils doivent etre heureux de voir arriver le lundi car je n'ai eu que deux réponses franches: aller voir "Transformers en IMAX" (Jerry, tout le monde s'est moqué de lui ouvertement) et pouponner le soit-disant cochon d'or (WT, tout le monde l'enviait d'avoir un cochon d'or, une cochonne en l'occurence, à part TP qui sait que ce n'est pas vraiment le cochon d'or mais qui ne veut pas le dire devant WT, c'est compliqué la Chine...), en résumé personne ne faisait rien. Jusqu'à ce que la question soit retournée à Patrack et là ca fuse: La muraille, la factory 798 et l'opéra et, et, et stop, calmos une heure après c'etait ficelé LY et TP avaient préparé un itinéraire, ils m'emmeneront voir la muraille de Chine demain (je les soupconne alors d'être des agents du parti). LY me propose aussi un itinéraire pour dimanche, là je décline gentiment, samedi c'est bien mais samedi et dimanche c'est trop.

Nous voici donc en route pour la muraille grace à un train tres couleur locale: on mange, on joue au poker chinois (humm, j'ai pas bien suivi les regles) et j'ai présenté le kems, LY etait à fond à sauter sur sa banquette en guettant les éventuels signes de sa partenaire, hurlant "kems !!!!!!!!!!!!" dans la voiture (d'autres passagers se sont retournés pour le dévisager, autant dire que LY jouait pour la gagne).




LY et TP avaient amené des choses à manger, ce fut du tout occidental avec pain Harry's et Dinde fumée, petits gateaux "enchantés" et snickers, je faisais un peu pouilleux avec mes chips coréennes au kimchi et mes petits gateaux "dolce vita" fourrés au nutella. Ils etaient d'ailleurs tres surpris que le Nutella soit populaire chez les enfants tellement ils n'ont pas aimé ca.






Apres 2h30 de "kems !!!!!!" nous voici à badaling, TP insiste pour me prendre en photo au garde à vous devant les mots de Mao "Il n'est pas de héro qui n'ait marché sur la muraille" mouais et spiderman il tricotte pendant ce temps là ?


Direction le ticket office. Il y a un peu de monde...


Et zou, nous y voilà, témoignages photo dans tous les sens, nous sommes des héros, nous marchons sur la muraille!


Enfin, on marche, on pietinne un peu


Et puis on a beau etre des héros on sait pas trop où on va, le brouillard aidant on ne voit pas à plus de 10m (pratique pour ces satanés mongoles).


En descendant ou en montant, partout la marée humaine



Après deux heures de marche il est temps de recasser la croute assis par terre sous les yeux amusés des passants.


On parcours la muraille sud, le parcours est plus escarpé et le brouillard toujours aussi présent.


Retour en bus, ca fait du bien d'échapper pendant une heure à la foule, à la chaleur, à l'humidité, au vent froid et au broullard, meme si on doit supporter la télé à fond c'est pas grave, donnez-moi, donnez-moi des coups de poing dans les yeux !


18h, nous nous séparons, je repasse au bureau completement explosé pour deux heures apres avoir négocié avec le vigile en mimant ce que j'allais faire, un grand moment.


En sortant je m'achete qq dvds pour pas chers et je me prépare une bonne soirée, en fait non, je m'écroule :)

vendredi 20 juillet 2007

Week-ennnnnnd

Votre serviteur est de retour, enfin serviteur c'est une vue de l'esprit, je sais bien que vous seriez capables de me faire exécuter les plus basses besognes... Où en étais-je ? O oui mes bien chers freres, Patrack a passé une kolchaqe semaine à potarquer avec toute la bande, il a meme parfois eu envie de les kolchoker à juste titre, leur dévotion n'était pas parfaite. Le manque de partie de va-et-vient ne put s'évanouir que grace à un bon moloko de temps en temps. Heureusement, mes drougs, que vint le week-end. Dommage que Laurie ne soit pas venue en personne le chanter à Patrack; une bonne partie d'ultra-violence lui aurait fait le plus grand bien.

Un bon week-end commence par un bon vendredi soir, au programme ce soir: opéra!
Une course contre la montre s'engage immédiatement

18h00: ciao, bye bye, msn est coupé, fuck, c'est le week ennnnnnnnnnd
18h01: zou, je pars avec SS une collegue chinoise qui travaillait avec nous en France, elle est revenue en Chine depuis.
18h05: on fonce, on fonce, on trace
18h10: hop, le métro ligne 13 wudaokou n'est pas bondé, c'est bon signe... (wudaokou c'est le quartier HighTech, avec nous et qq petits joueurs: Sun, Microsoft, Google :)
18h20: Xihzizen, changement de ligne pour prendre la 2, vous rappelez vous de la photo avec les labyrinthes à l'exterieur de la station, vous pensiez que c'était du bluf ?
18h21: Fuck, fuck, fuck

18h25: Fuck, fuck

18h30: Fuck

18h35: Youpi on est dans la station, on appréhende un peu le voyage écrabouillés
18h40: Ah ben finalement le métro n'est meme pas plein, très étrange, ca doit s'appeller de la prévention, les moins motivés abandonnent, nous on est des rageux, on veut aller à l'opéra!
18h50: Erreur fatale de ma pilote, on change pour prendre la ligne 1, je pensais à un ratrac de derriere les fagots, double erreur
19h20: Elute, nous revoilà à Tiananmen, il faut traverser toute la place pour rattraper Qianmen, on file!
19h25: On file

20h30: On a beau filer on sait pas trop où on va, deux conseils avisés pour le prix d'un plus tard nous sommes bien avancés, on prend le bus.

20h40: Bus avec la télé, c'est quand meme plus sympa

21h00: Eheheh, on a trouvé l'opéra mais impossible de rentrer car c'est déjà commencé (je crois que c'est bien la seule fois qu'une chose est impossible depuis mon arrivée, le choc est violent, je vomis)
21h01: Seche tes larmes Patrack, voici la parade des habitants du quartier



21h15: Zou, on refile en taxi
21h30: E=mc2, le pont des sciences

21h35: Jingle bells, jingle bells, on se croirait à Noel

21h40: Marché de nuit, ici on mange de l'agneau, du boeuf, des coeurs de poulet, des anguilles, des serpents, des sauterelles et des insectes gros, ronds avec une carapace bien croquante, des scarabées je pense


21h41: pour arroser le tout rien de tel qu'une petite boisson qui fume comme pas possible

21h45: Patrack entend parler francais, il en a les larmes aux yeux "O chers ambassadeurs de notre belle Europe, terre de tolérance et de culture, montrez-vous et venons partager mes amis la brochette de l'amitié" la seule réponse qu'il entendra au loin "eh mais c'est degeuuuuulassssse, je suis sure que c'est du chien" ceux là devaient etre bien informés des coutumes locales par "FN mag" spécial "vacances chez les jaunes". Vous disiez cher Patrack? Humm, rien du tout, allons manger nos raviolis plus loin.

21h59: On prend des brochettes de fruits.
22h00: le marché ferme, plus de lumiere, plus de poubelles, plus rien
22h30: on reprend le métro en courant car le dernier est à 23h00
23h00: ouf, de retour à temps, je suis dans ma chambre. SS doit elle se farcir 15 mn de vélo kamikaze dans la circulation encore dense.
Demain muraille de Chine, lever à 6h :o

mardi 17 juillet 2007

Au boulot

Souvent, on me pose la question suivante: "Patrack, tu donnes pas de nouvelles mais que fais-tu de tes journées ?"

Là, du tac-o-tac je réponds, pas besoin de réfléchir longtemps: "je suis au boulot et je bosse un peu plus que ce fumiste de Bateman"

Ensuite je me lance dans des explications un peu plus hasardeuses: "le projet zorglub avance correctement, tandis que morvoné a du mal à décoller, le process update est en stand-by, anyway the validation must go on!"

Ca ne va pas vous avancer et puis c'est pas facile à illustrer en photo, voici donc, pour vous et rien que pour vous le schedule de la journée typique

- 7h, dring, dring, ca sonne

- 7h20, dring, dring, redring ca resonne -> douche, habillage, je vous ai deja parlé des pochettes pour garder les vetements rangés de chez Muji: un vrai bonheur d'organiser sa valise avec ca, tout reste impeccablement rangé et organisé, j'adooooore (ok, j'avoue qu'au bout d'une semaine ca sert plus à rien)

- 7h45, je sors pour le petit-dej: normalement il y a un car pour emmener des participants à un congrès quelquonce, lundi c'etait un congrès d'algebre avec plein d'indiens

- 7h50, à table avec mes amies muettes, normalement il n'y en a qu'une mais depuis jeudi elles sont deux, on se retrouve à table tous les trois, nous savons qu'il y en a une de trop, nous n'échangeons pas meme un regard, on sait juste qu'on est là, présent l'un pour l'autre, un vieux couple sans prétention, l'un de nous partira avant l'autre, j'espere etre celui-là, je mange mon riz, elle mange son maïs, elle partira, je le sais, je prendrai mon sac, je suivrai sa trace, demain elle sera là, ou pas, peut-être, bacon ou saucisse, je ne sais pas, hiroshima, mon amour


- 8h15 en route pour le boulot, c'est juste à côté de l'hotel, j'ai juste 300m à faire, les tours modernes se dressent fierement face aux anachronismes




- 8h20 j'ai reussi à me faufiler dans l'ascenceur: il est hors de question de laisser les gens descendre, le but est de se coller aux portes et de rentrer le plus rapidement possible dans l'ascenceur, toute descente doit être marquée d'une bousculade et de qq exclamations retenues

- 8h25 brossage de dents, les employés viennent dans les chiottes pour fumer, j'avais vu la meme chose à l'aéroport, ca a l'air tout à fait naturel

- 8h30 enfin pret, en général il n'y a qu'un membre de l'équipe présent WT, il parle fort et a des intonations dignes de Toshiro Mifune, je l'aime bien, personne ne dit bonjour



- 10h30 rien, je vais pisser

- 12h30 on va manger, direction le second sous-sol pour la cantine, il y fait super sombre, le plafond est bas et les chaises sont solidaires des tables, autant dire que c'est pas vraiment agréable mais la nourriture y est assez bonne et tres variée.



- 12h35 il faut que j'arrete de fixer le mec qui fait les pates à main nue, ca devient genant mais c'est tellement fascinant: d'un gros boudin il en fait deux plus petits et quatre et huit et seize et cinquante-trois, ahah c'était pour voir si vous suiviez, bon je sais comment on fait j'ai hate d'essayer chez moi :)
Je vais essayer de le prendre en photo mais cet artiste farouche est jaloux de son savoir-faire, il ne se laisse pas facilement apprivoiser, mais je l'aurai!

- 12h40 miam miam


- 12h30 bis: on fait parfois des repas à l'exterieur, la premiere fois HQ, chef d'équipe, nous a invité en réclamant le recu et en faisant la note de frais devant moi, j'ai pas trouvé ca super classe et il a accepté mes remerciements comme si de rien n'était, mesquinerie totale surtout que ca faisait moins de 1% de son salaire mensuel, faut pas charrier.

- 12h30 ter: quand c'est moi qui invite, j'invite avec mes deniers et tout le monde commande pour moi: du poisson qu'on amene vivant avant de le découper, de succulents blocs de tofus, plein d'autres choses faciles et du foie de porc (j'aime vraiment pas le foie et celui de porc sent tres fort) et des pattes de canard marinées, humm miam, j'en ai mangé une et WT a mangé tout le reste, j'ai l'impression qu'ils m'ont bien eu :)



Ami lecteur petit jeu, pourras-tu deviner qui sera papa cette année ?
Eh oui, ils seront trois à cette table car cette année est l'année du cochon d'or, d'apres SS le cochon n'est pas tres intelligent mais il sera tres chanceux (car en or).
La seule arnaque est que le cochon d'or n'est pas le signe officiel de cette année, il s'agirait plutot du cochon de terre, vu que le vrai cochon d'or aura lieu dans une trentaine d'année la chine a déclaré 2007 comme année du cochon d'or, cqfd.
Quand aux dragons ils sont destinés à accomplir de grandes choses... le meilleur signe du monde il parait.

- 13h00 on papote, on papote avec WT et LY cette fois là on parlait d'appareils photo, WT est fan de Rolleiflex et des marques allemandes en général, je l'aime vraiment bien



- 13h01 plus de lumiere dans la cantine, faut partir (véridique)

- 13h10 on repapote avec LY qui lui est fan de hard-rock 80's, il adore SkidRow, Venom, Guns N Roses et Sum41 (ben oui), c'est drole mais bcp de jeunes portent des t-shirts de groupes de métal ou de punk completement à la ramasse, j'ai meme vu un debardeur résille pour fille "The Addicts" flambant neuf, completement incroyable. J'essaye de lui faire entendre raison à coup de Queens of the Stone Age mais je ne suis pas sur qu'il apprécie le meilleur groupe du monde à sa juste valeur.


- 13h15 re brossage de dents (on sent l'ail tres vite), j'avale dans la foulée deux fisherman friends d'un coup, je manque de mourir de congelation spontanée, j'en ai offert à LY et j'ai cru me pisser dessus en le voyant lutter pour ne pas les recracher devant moi, finalement il est parti aux toilettes, j'adore LY. Tout le monde somnole un peu.

- 13h45 fin de la période de flottement, on redevient des betes de travail

- 15h15 "RRRRRRrrrrrrr, pffffiouttt" quoi, qu'est-ce ? le sol se fissure ? mais non c'est juste J qui vient de mollarder comme un gros degeulasse dans sa poubelle, j'avais pas fait gaffe jusqu'à ce que je l'attrappe pour la deplacer afin de me rapprocher de son bureau, effet garanti, j'ai laché un beau "putain de ta mere" du plus bel effet, depuis je ne l'aime pas trop, en plus il est lent... il m'enerve... il pige que dalle et il ecoute du heavy-metal très très fort.

- 17h30 HQ cherche qq chose
- 17h31 HQ a mal qq part
- 17h32 HQ est en larmes suite au dernier rapport de J
- 17h33 HQ est effondré de douleur suite à l'annonce de la disparition de Mao
- 17h34 HQ est mort ?
- 17h35 HQ faisait juste un petit somme
Je me fais bcp de souci pour HQ, jeune chef d'équipe fort sympathique mais assez léthargique


- 18h00 apupersonne, je reste seul connecté avec la France grace à MSN et à un fil de cuivre, merveilleuse invention

- 20h00 ca me gonfle

- 20h30 p'tain, fait chier, jme casse (ouais, parfois un peu plus tot quand meme, ca depend de ce que j'ai mangé le midi, si je n'ai pas faim je reste)

- 20h45 de retour à l'hotel

- 20h47 "salut copain dans l'ascenceur"


- 20h50 au menu ce soir je vous propose, MoOonsieur, des chips coréennes au miel, des makis coréens à la sauce soja coréenne (un litre minimum), le tout accompagné d'un merveilleux coca light de 600 mL (pourquoi en mettre 100 en plus ??) et vous finirez par une petite glace, n'est-ce pas ?


- 20h50 bis: des raviolis aux crevettes, des nouilles qui piquent, des herbes lyophilisées, une glace, des biscuits anglais qui coutent la peau des fesses car importés, du chocolat et "le parfum" en excellente copie pirate



Prochaine mise à jour avec la muraille de Chine comme vous ne l'avez jamais vue... suspens... bises!

mercredi 11 juillet 2007

Dimanche - grosse journée

Autant vous le dire tout de suite, les cinq romans et les six bédés que j'ai emmené ne sont pas sortis de la valise samedi soir. Le lendemain sitôt levé j'étais impatient d'entamer le "Round 2 - Fight" qui se terminerait par un "Perfect!", passez-moi donc la manette! (mais que vient faire Street Fighter II ici?).

Zou, petit dejeuner copieux à la chinoise: riz sauté avec de l'omelette, des legumes verts (epinards et ?), un petit pain choinois vapeur fourré à rien du tout et une bonne rasade de thé au jasmin, je me sens déjà pret pour une bonne sieste. Komplot ?

L'hotel fournit des cartes assez détaillées de la ville, j'en prends donc une afin de repérer mon itinéraire, je me rends compte que la carte du lonely planet est assez incomplete surtout concernant les stations de métro, je sors compas, sextant et consulte qq oracles avant de me mettre en route, tous les signes sont au vert jusqu'à:
- waiii do you wannnna goooo? (putain d'accent hyper trainant)
- heu, QianMen, TianAnMen, Fordidden City and around
- ohhh, you'reeee french
- heu, yes (putain d'accent tout pourri)
- do youuuu speak Chinese ?
- heu, yes, Ni rao, Sié sié, Ta ma dé (Ju, tu serais fière de moi)
- hummm, so you're going there by taxi
- heu, no, fuck, j'y go by métro, hein, the taxis are escrocs!
- ahahah, I speak chinese but I wouldn't do that and blah blah Phoenix, Arizona, blah blah my son, blah blah I speak chinese, blah blah, I'm here for one month and I feel lonely, blah blah I speak Chinese, you don't, blah blah look at my chinese exercise book blah blah...
(oh putain, j'ai l'impression qu'il veut qu'on y aille tout les deux: no way sale habitant d'une ville phantome en plein desert, moi c'est Patrack Biteman et je n'emmene qu'un homme avec moi à TianAnMen c'est Patriiiiick Bateman, eventuellement Peeeeete aussi, en plus en emmenant ces deux là je suis sur d'attirer des groupies japonaises hystériques... eheheh)
- oh, my metro is leaving, I have to go, see you later (good excuse, well done Patrack!)
- ah, good luuuu... (j'etais deja parti)

So, gauche, droite, Wudaokou station, j'achete mon billet, tout est super bien indiqué, impossible de se tromper (en plus il n'y a que trois lignes, c'est pas la mort), le métro n'est pas bondé, climatisé et aérien, la classe.



Le dimanche le métro n'est pas bondé mais en semaine, il existe des labyrinthes pour faire la queue à l'exterieur (ce qui me semble bizarre, je me renseignerai)



Une demi heure apres me voici à QianMen cad la "Porte du Devant" qui marque le début de la célebre place TianAnMen, jusqu'en 1949 il etait interdit de ne serait-ce que de la regarder, Mao la fit agrandir pour devenir la plus grande place su monde: 40 hectares, elle peut accueillir un million de personnes. Bon, c'est tellement grand que finalement on a plus l'impression de vide que de grandeur, avis personnel.






J'arpente la place et là un petit couple vient me parler:
- hello we are students
- ahah, art students? (le lonely mentionne des etudiants en art qui ne vous lachent pas avant d'avoir vendu des reproductions)
- no no, just regular students
- et blah blah petite conversation sympa sur Pekin vu par des provinciaux
Je suis passé pour un débile paranoiaque, la prochaine fois je serai moins méfiant...

Puis deux minutes plus tard un mec m'aborde:
- Hello, where are you from?
- France, paris
- ah France, paris, romantic city, comment allez-vous ?
- yes, yes, good, Beijing is wonderful too (je ne suis pas parano, je ne suis pas parano, je ne suis pas parano, gentil, gentil, gentil)
- I am an art student
- (et merde) oh yes, really ?
- yes really, come with me in my school just look at beautiful paintings
- humm, no, thanks I don't have much time blah blah
- oh, you don't like art ?
- (putain, fait chier) yes, but no time for this
- ok, ok, are you alone in Beijing ?
- yes
- oh, you are so beautiful, your girlfriend must miss you, you can come with me to see art and meet girls
- rahhhhhh, see you later, bye bye

vingt metres plus loin, une fille:
- Hello, I'm an art student
- rahhhhhhhh

Au loin, sous le portrait bienveillant de Mao, tadaaaaa l'entrée de la cité interdite...

Et là, paf, la meme chose que sur la place TianAnMen, du vide compblé par la Porte de la supreme harmonie en rénovation, pas grave, l'important c'est le PALAIS de la supreme harmonie...

Et là, re-paf en double, plus de vide, plus imposant mais tout aussi en rénovation :(




Heureusement quelques "palais" plus modestes restent visibles.




Ceci dit, la cité interdite c'est grand, imposant, ecrasant mais tellement vide.

Voici la cité prise de l'exterieur afin de vous donner une idée de sa taille.



Il fallait vraiment etre bien énervé pour penser la prendre d'assaut :)

Apres une bonne ballade me voilà dans le parc de Beihai qui est séparé de la cité interdite par le lac du nord sur lequel on peut naviguer sous un ciel plutot menacant..



ou danser, chanter et jouer de la musique.

On trouve dans ce parc de beaux batiments..



.. des sages ..



.. des Bouddhas ..



et des héros de dessins animés.



Plus loin un dragon heureux.



Vous ai-je déjà dit que je vous prenais tous à la machine élliptique? oui, surement, eh bien maintenant c'est "je vous prends tous, vous et les chinois", bizarrement par 30° et un temps bien humide ca n'attire pas les foules.



Je reprends par la colline de Charbon et là, enchantement, tout le monde danse, chante (tres fort) et joue de la musique, il y a de tout, des chants tres patriotiques vantant les mérites de la République de Chine, des chanteurs romantiques et des chants plus traditionnels, on passe d'attroupement en attroupement, c'est comme la fete de la musique en mieux, une ambiance vraiment épatante.





En plus, si vous voulez participer il y a de quoi s'entrainer (les gens chantent devant les panneaux)




Zou, ca fait deja huit heures que je vadrouille, j'ai rien mangé depuis ce matin, j'en peux plus, une derniere photo devant la colline de Charbon et retour à la maison via le métro (en plus il commence à flotter...)



Direction le resto, j'ai repéré un coréen, puis un autre coréen et encore un autre coréen, en fait je loge dans le quartier coréen, va pour coréen.

Les serveuses ne pigent rien, moi non plus, elles viennent à plusieurs pour me parler lentement en chinois, je comprends rien, elles miment je ne sais pas quoi, pas grave je commande au pif, elles se battent presque pour touiller les nouilles, pas grave c'est pas genant, en fait je crois que j'aime bien cette ville.

J'ai compris qu'en fait elles me disaient que le plat etait copieux, ben j'ai presque tout mangé et j'ai meme eu droit à une biere fraiche: youpiiii (celle de samedi etait chaude)

Mais, Patrack, voyons, ce n'est pas terminé pour aujourd'hui, tu n'es pas présentable avec ces longs cheveux, direction le international hair designer (ouais mon pote, il fallait au moins ca pour Patrack)



Vu le nom du salon je pensais qu'au moins une personne parlerait anglais, ce n'était pas le cas, c'est reparti pour des signes, shorter, longer... grattage de tete lors du shampoing, bzzz, grrr, tout à la tondeuse, parfois à main levée, finalement ca va plutot bien... bougre d'andouille Patrack tu as oublié ta barbe, demain sans faute!



bises à tous!

lundi 9 juillet 2007

Le palais d'été

Normalement c'est juste à côté de l'hotel, genre 30 minutes à pied, vu que je suis un peu decalqué malgré ma douche (et surtout à cause de la douane qui a refusé catégoriquement de me laisser passer avec mes 153g de coke hebdomadaire, suis-je parano quand je dis que la douane m'en veut personnelement ?). Rohh, trop longues ces phrases, back to Bret Easton Ellis styl'.
La chaleur est etouffante, je prends une douche à l'hotel, passe une chemise blanche à fines rayures grises achetée chez Hubert $456, j'ai methodiquement nettoyé chaque pore de ma peau à la laine de verre, puis j'ai appliqué ma lotion Clarins préparée par Monique. Je sors, le palais n'est pas loin, je fais trente metres à pied, ma peau est déjà meurtrie par la pollution, la poussiere et la sueur, je prends un taxi. 45 mn. C'est interminable, il me prend pour Boteman de chez Boteman & Biteman qui parle Chinois, je lui réponds que j'aime manger des enfants, il me sourit et hurle "Beijing Olympics, Football, Zidane", je ne sais pas de quoi il parle (le Komplot?). J'arrive, j'espere que la visite sera sereine.

C'était sans compter sur les mégaphones des guides.




Des Chinois partout, faut faire la queue pour avancer, idée lumineuse: associer la politique de l'enfant unique a celle du grand parent unique, chaque enfant n'a droit qu'à un grand-parent sur les quatre, le prix nobel n'est pas loin.

Je croise un groupe de francais en voyage de fin d'études de l'ESTP (Ecole Supérieure des Travaux Publics?), Mélanie me semble assez nunuche, je bifurque.

Je suis avec un groupe de deux malaysiennes et d'un chinois de hong-kong, elles sont de Penang, ca a l'air merveilleux mais je décide de bifurquer, encore.

Et attaque une soupe! (5 Yuans, je chercherai longtemps la viande appetissante du couvercle, il y a des stands de bouffe partout sur les sites touristiques, partout! beaucoup trop de sodium à mon gout).





Le ciel gronde sur le palais des fragances boudhiques...




Les taxis sont des connards, le mien m'a emmené au palais pour 27 Yuans, maintenant ils demandent tous 60 Yuans pour le retour, aucun d'entre eux ne veut mettre le compteur... je ne cautionne pas ces pratiques d'un autre temps. Apres quelques metres il n'y a vraiment plus de taxis... j'hèle alors un pousse-pousse qui m'a l'air bien brave: "halte-là camarade, poursuis ta course héroïque jusqu'à l'hotel du peuple, le Ji Xiao, 30 Yuans récompenseront ton effort prolétaire!", emballé par mon discours socialiste tout en nuance il accepte, c'est pas donné mais ca me permet de rentrer à l'hotel tranquillos en pensant faire des photos de la circulation.

Il commence à pleuvoir...



Et mon brave travailleur me dit en language universel, "oh l'hotel est trop loin, prendre le bus"... là franchement, au bout de deux minutes de vélo je me dis qu'il ne faut pas charrier, je lui remontre, le plan, l'adresse, hue bourricot, on repart en sens inverse (?)

Et là, à environ trois cent metres de l'endroit d'où nous sommes partis il me redépose... incompréhension, stupeur, mais il faut payer, j'ai pas de monnaie je lui tends donc 50 Yuans en attendant ma monnaie (note, camarade lecteur, que je suis déjà scandalisé d'avoir à payer 30 Yuans) et là il me dit (toujours dans la langue de l'amour) "j'ai beaucoup pédalé, donne moi plus!" Tamadé, ai-je pensé au plus profond de mon innocence souillée par ce vil escroc, comme un prince je suis parti sans daigner répondre à celui qui me suivait à vélo sous la pluie pour quémander un pourboire (en plus j'ai vérifié dans le lonely qu'il n'y a pas de pourboire qui tienne en chine, chacun pour soi et dieu pour tous, si dieu est mort il ne reste que les autres), j'ai pris un bus, le 375 pour etre précis sur les conseils d'un passant. Apres 20 minutes de bus bondé et facile 15 minutes de tournicoti, tournicoton à l'aveuglette dans la ville me voici de retour dans l'hotel (heureux).

Douche.