Ah lalala, ça faisait si longtemps mes amis, depuis dimanche je suis à Bengalore l'usine à cerveaux Indienne, l'occasion est trop belle pour moi de vous faire part de mes observations, de vous abreuver de n'importe quoi ou tout simplement de tromper l'ennui de ma chambre d'hotel.
Bref, tout commence il y a déjà plus d'une semaine lorsque sur mon billet d'avion du vol retour qui me ramène d'Helsinki j'ai eu le signe du bonheur: "Business Class", oh la vache, même serré dans mon slim taille 28 age 13 ans j'étais très énervé, genre fou de joie.
En arrivant dans l'avion, après avoir grillé toute la file d'attente (eh eh eh), l'hotesse m'accompagne jusqu'à mon siège (alors que c'était le 1A, genre immanquable), me prend mon manteau, le pose sur un cintre, puis le moment jouissif arrive, voir les regards envieux des quidams qui se retrouvent au fond de la carlingue de l'appareil, ah ah ah, il y avait l'équipe finlandaise féminine de hockey et elles étaient en économie, double jubilation, bon faut en profiter parce que après le décollage, sur un vol de moins de trois heures il n'y a pas de réel avantage, tu as beau sortir en premier, tout le monde te rattrape aux bagages...
Enfin tout ca pour dire que j'avais une petite voix qui en moi me disait "eh eh, ca va trop être la classe de voyager en business pour l'Inde", ben raté, j'étais bien en éco avec tout ce qui va avec: une voisine reloud qui ne quitte pas sa parka du vol, l'écran sur lequel on voit rien sinon les sous-titres, j'ai eu mon petit pincement au coeur cinématographique, j'étais pret à fondre en larme devant juno, surtout au moment où on entend les moldy peaches, c'est super triste, pour la peine j'ai vu l'auberge rouge avec balasko, jugnot et clavier, j'ai pu vérifier que tous les films ne me rendent pas triste en avion (la palme revient à spiderman 2 qui m'a anéantit), ma voisine reloud toujours la même qui joue à "je veux te déloger de l'accoudoir commun" et les hotesses qui servent le coca light par gobelet de 15 cl. Mon iPod a eu la bonne idée d'être completement déchargé alors que je me faisais une joie d'écouter fuck buttons, la lose.
Petite remarque en passant, pourquoi les sportifs sont-ils toujours en survets à l'aéroport ? question débile, s'ils n'étaient pas en survet on en saurait rien qu'ils sont sportifs, donc le sportif en survet resterait un point d'interrogation. Question annexe combien y'a t'il de sportifs pas habillés en survet dans cet avion ? C'est à ce genre de considération que mon esprit vagabondait lorsqu'enfin bengalore nous apparut, c'était pas trop tôt.
Et là, les reflexes indiens sont comme le vélo, on oublie jamais, l'ATM ne fonctionne pas à 1h30 du matin, pas grave j'ai 15 euros en poche, je vais marchander des roupies au premier mec qui vient, il m'en propose 720 j'éclate de rire histoire de le décontenancer, il est interloqué, je vais voir un autre, lui m'en propose 780, je retourne voir le premier en annoncant que j'en veux 900, il essaie de me décontenancer à son tour en rigolant, apres qq échanges on arrive à un compromis pas trop déconcertant de 850, je perds un peu moins de deux euros dans l'affaire, de toutes facons c'est pas bien grave mon taxi qui m'attend depuis deux heures à cause du retard de l'avion me coutera 65 roupies (un euro), grand prince je lui laisse 100 roupies, vous voyez, mon plaisir c'est de faire rendre le gens heureux autour de moi (surtout pour si peu cher, faut pas se priver).
A l'hotel tout le monde dort dans la reception, le concierge, le veilleur de nuit, les mecs de la sécurité et tout le monde fait semblant d'etre reveillé quand j'arrive, j'ai même droit au salut militaire, completement n'importe quoi.
3h Dodo.
Dimanche, 9h du matin j'ai cru être à Bagdad lors d'un tremblement de terre provoqué par une bombe thermo nucléaire provenant d'un des cavaliers de l'apocalypse, foin de jugement dernier mais les travaux etaient en cours sous ma fenetre. Apres une heure à faire semblant de dormir je me leve et part pour l'aventure, j'ai une journée libre, youhou, à moi bengalore !
Alors voyons voir ce que raconte le lonely planet... rah merde le résumé c'est: "pas grand chose à voir", fuck.
Je suis dans le quartier chic, genre la cinquieme avenue de Bengalore, bon, ben y'a quand meme des mecs qui dorment par terre, rien à voir cependant avec les lepreux du nord de l'année derniere, ici tout parait bcp plus riche et propre.
Après une heure à errer entre les boutique "Louis Philippe", "English Man" et je sais plus trop quelle autre boutique avec un nom européen, j'ai une petite faim, let's go to Nagarjuna "Service rapide et salle constamment bondée: on déguste ici des spécialités très relevées de l'Andhra Pradesh, servies sur une feuille de palmier" et ben c'est vrai, ca arrachait bien comme il faut, des feuilles de palmiers sur toutes les tables et un bordel indescrptible tellement il y avait de monde. Ca tombait bien, j'ai partagé ma table avec un mec qui bossait depuis huit ans à portland et avec qui j'ai parlé d'Inde, de Mittal, de Tata, de trains, de Portland, de San Francisco pour finir sur Sarkozy et Carla Bruni. Il m'a confirmé qu'il y avait vraiment une embrouille protocolaire lors de la visite de Nicolas en janvier dernier, j'étais bien en peine de lui poser la moindre question sur le président Indien, je me suis juste souvenu qu'un ministre etait mort car il avait été attaqué par des singes à New Dehli, j'avais trouvé ca plutot amusant à l'époque.
Après ces boutiques j'avais un peu envie de retrouver l'ambiance crado de l'année dernière: direction le marché, le chauffeur de rickshaw me dit que c'est un choix bizarre; ah ah, l'ami, conduit donc ta charette et nous en reparlerons, j'ai le coeur bien accroché, apres 30 minutes de pollution extreme, me voici au marché et là c'est vraiment Kaboul: il n'y a plus une vitre présente sur le batiment qui sert à abriter le marché, le sol est recouvert d'excréments, les vaches mangent les invendus qui pourrissent au soleil, ca sent vraiment tres fort par endroit. Petite satisfaction je n'ai vu aucun touriste, ça c'est la classe.
Apres une petite heure à zigzaguer, à essayer de trouver une bande terre pratiquable, je me dis qu'il faut passer au culturel, ca tombe bien j'ai le Tipu sultan palace à proximité, le lonely planet l'annonce comme modeste... ben bingo, y'a rien à voir, une vieille me dit que si, faut regarder là et là mais franchement à part deux poutres et un balcon y'a rien, elle me raquette un peu pour la visite guidée, zou 20 roupies et c'est la fete pour tout le monde. Puis suivent un fort en ruine et un temple moyen.
En sortant je me ballade et je vois qq personnes avec la tete peinte en vert, rose etc, la veille c'était Holi, la fete des couleurs, et ca continue aujourd'hui, sauf que là ca rigole plus vraiment, la fete tourne à la manifestation avec les flics armurés et équipés de lacrymo, vu que ca commencait à chauffer j'ai repris un rickshauw pour regagner mon quartier bourgeois, dans la presse le lendemain j'ai lu qu'il y avait eu une quinzaine de blessés et oui, c'etait là où j'étais, pas loin du marché Krishnarajendra, voilà ma vocation de James Nachtwey envolée.
En rentrant à l'hotel je suis fourbu et il flotte comme pas possible, j'en profite pour écrire mon article pour www.originalplatypus.com un site qu'il est bien, et je mange à l'hotel, là j'ai une conversation vraiment tres interessante avec le garcon (vu qu'on est deux en salles) dans le désordre il me parle de computer science, du mont rushmore, de papaye, de plage, de sudoku et de chemise, j'ai rien compris à ce qu'il me racontait, en plus il arretait pas pendant que je mangeais, ca m'a stressé à mort, le repas était pas bon, j'ai recu mon garlic nan en deux parties: nan d'un coté, ail de l'autre, plus rien ne tournait rond, je suis parti me coucher.
lundi 24 mars 2008
mercredi 25 juillet 2007
Un bon dimanche
Telle une rock-star Patrack revient rien que pour vous mes fans, et surtout pour toi Alex, après tes promesses je suis plus que jamais motivé pour finir en beauté ce blog. Ma maman, ne soit pas vexée, c'est aussi pour toi que je l'écris... quoi j'entends des "et nous on compte pour des prunes?", "faut respecter tous les fans", "Patraaaaaack on t'aime", rohhhh, vos gueules et ecoutez donc ce récit du dimanche.
Pour ceux qui ne suivent pas c'est dans l'ordre chronologique, il s'agit donc du dimanche qui suit le samedi de la muraille de Chine, mais vu que j'ai pris un peu de retard c'est pas le dernier dimanche (le 22) mais le précedent (le 15) qui suit le 14 donc, rahh le 14 Juillet... bals de pompiers, feux d'artifices, incendies en Corse, c'est beau la France.
Pour ce dimanche mon but etait simple: aller voir ce qui se passe dans le milieu artistique contemporain, me confronter à l'avant-garde d'un pays qui semble plus porté sur l'industrialisation que la création, blah blah blah, je souhaitais aussi échapper à la foule et d'apres le lonely planet c'était l'endroit propice pour passer une journée tranquille.
Direction la Factory 798, historiquement il s'agit d'une usine désaffectée et où des artistes se sont installés. Une sorte de grand squatt dont la description me faisait penser aux frigos, patience patience, commencons par le commencement et savourons ce voyage...
J'hèle un taxi, on regarde ensemble la carte, on trace des cercles on coche l'emplacement de la factory 798 et je demande à ce que le compteur soit activé, c'est parti, on commence direct par prendre le quatrieme périphérique.
Quatrieme périphérique ??? ahah, oui, Pékin est une ville concentrique abritant cinq périphériques, je ne les ai pas tous vu mais celui là fait quand meme deux fois cinq voies, autant dire qu'en semaine il doit être bien encombré :)

Certains d'entre vous ont toujours rêvé de controler une grue, n'est ce pas ? ceux pour qui ce rêve a perduré ont certainement trouvé une sorte de paradis à Pékin où les rêves se réalisent à la chinoise c'est à dire en grand (et en très haut pour les grues). Rien que monter dans la cabine il y en a pour 30 minutes facile.

Nous arrivons à la factory et là, choc, c'est pas du tout une usine dans un batiment mais tout un quartier industriel avec boutiques, restaurants (hyper chers), ateliers, galleries et carte pour ne pas se perdre... en fait c'est une petite ville entirement tournée vers la création, impressionnant !

J'en profite pour vous montrer ce qui me rendra riche, célèbre, irrésistible et infecte: le vélo électrique Chinois qui est assez répandu (disons un deux-roues sur dix je pense), très silencieux, on peut pédaler pour prendre le relai de la batterie (assez volumineuse), en plus il a un bon petit style pour à peine 150€ en supermarché, je suis sur que ca cartonnerait à Paris. Mais bon, on choisit de devenir riche ou de rester pauvre, moi j'ai fait mon choix: je bosse pour la sixieme bourrasque.

En rentrant dans les batiments on peut voir de futurs lofts assez sympa (il semble que les promoteurs immobiliers veuillent reprendre possession des lieux pour tranformer la factory en quartier résidentiel haut de gamme après les jo)

Des photos de performances, ici un homme se transforme en pinceau, dans une autre performance l'artiste buvait de l'encre et la vomissait sur une feuille géante afin de retracer dans les deux cas les contours de la Chine... ne sommes nous que des instruments au service d'un état que nous définissons ? lala

Là des soldats de plomb fondus avec des barbelés sur une lampe en forme de poumons... nos corps sont ils devenus des champs de bataille pour les multinationales ? roh

Des avions en papier d'alu s'écrasant sur un Hollywood indestructible avec un empire state building en témoin cabossé, que pouvons-nous faire face à l'hégémonie de la culture américaine qui peut se permettre de briser ses propres symboles ? dediou


Oh lala, oh lala, tant de questions dans la tête de Patrack...
Bref, tout plein de trucs plus ou moins reussis mais le principe de la visite est assez sympa, on peut rentrer dans les ateliers à l'heure du dejeuner, on dit "ni rao", on ressort, on consulte la carte, on se perd entre "transistor street" et "computer alley" et on rerentre au petit bonheur la chance dans une autre gallerie, il n'y a pas grand monde et on peut meme manger un magnifique sandwich italien au timezone, on continue...


Et là, c'est le choc, envolées les questions métaphysiques, oubliés les pourquoi du comment, rien à branler de dénonciations indigestes car là, devant les yeux de Patrack, se déroule un drame, symbole de cette société chinoise oppressante, de ces communisses qui partout veulent empecher le bonheur de certains au profit d'un semi-contentement général, "police partout, justice nulle part" crie Patrack, il hurle ce cri de révolte universel "basta muchachos, enough is enough und sayonara le botswana" car ici les machines elliptiques sont enfermées, parquées comme des criminelles, partageant la meme cellule que ces pervers de toboggans verticaux.

Patrack fulmine et jure de faire connaitre au monde entier leurs conditions, il jure qu'un jour toutes les machines elliptiques du monde seront libres, que l'amitié entre les peuples ne sera pas un vain mot. Vu qu'il est en Chine il crache allegrement par terre pour ajouter du poids à ses déclarations (autrement on le l'aurait jamais pris au sérieux).
Patrack est bien perturbé, si bien que quand il rencontre une jeune femme francaise responsable de la section photographie de la gallerie principale, qui est à Pékin depuis deux semaines et qu'elle vient lui parler d'un photographe chinois avec des references à Salgado il ne pense meme pas à l'inviter le soir meme. Completement à côté de la plaque notre pauvre Patrack (bon, ceci dit faut pas deconner, Salgado il déchire sa race atomique bien profond alors que le chinois en question faisait des portraits de ses potes mineurs avec seulement la tristesse en toile de fond, mais il n'empeche qu'elle etait bien mignonne).
Juste le temps de rattrapper le métro et de vider son sac des divers poisons qu'il contient que Patrack rejoint la ville, pret à communiquer son indignation.

Là, tout le monde parle chinois, cause perdue, Patrack rentre dans le rang et se retrouve sur les champs élysées de Pékin.

Il y a meme des bus à touristes pour voir d'autres touristes qui vont prendre en photo les touristes dans leur bus, le serpent se mord la queue allegrement.

McDo fournit les parasols aux forces de l'ordre.

La petite n'a plus que la force de manger sa brochette.

Théorie de l'évolution, les taxis avec des places de 25 cm de large ne peuvent charger qu'un quart de fesse du touriste moyen, ils sont donc voués à disparaitre.

Le luxe, l'opulence c'est bien gentil mais Patrack c'est un baroudeur de l'extreme, il a besoin du filth, que ce soit un peu dusty, il aimes les coins roots quoi, bref, direction les ruelles.


Avec des fresques qui peuvent presque se passer d'explications.

Ces ruelles sont vouées à disparaitre pour laisser place à de magnifiques tours moches...


De retour à Qianmen, sa beauté, son vide sidéral...

Petite ballade sur les avenues arborées.

Et retour dans l'univers du luxe via un passage dans un centre commercial moderne, le SOGO

Moui, bon, super...

Patrack craquera presque pour des chaussures qui lui iraient comme des gants, enfin plutot comme des chaussettes alors, bref des chaussures Playboy pour un vrai playboy, ne rigolez pas la marque existe vraiment et c'est pas donné, ca coute la peau des fesses (de playmate, ouarf)

De retour Patrack a une dalle monstrueuse, il s'achete un bol histoire de pouvoir manger des raviolis et des nouilles et il s'est également offert des shortbread pour manger avec sa glace (il n'a pas pris de Haagen Dasz qui coute 10€ le pot de 500 et 4€ le petit!)

Zou, c'est soir c'est la fete, c'est le parfum en dvd !

Rendez-vous pour la suite un peu plus tard, Alex tu peux commencer à faire chauffer josiane et simone, al fin est proche!
bises
Pour ceux qui ne suivent pas c'est dans l'ordre chronologique, il s'agit donc du dimanche qui suit le samedi de la muraille de Chine, mais vu que j'ai pris un peu de retard c'est pas le dernier dimanche (le 22) mais le précedent (le 15) qui suit le 14 donc, rahh le 14 Juillet... bals de pompiers, feux d'artifices, incendies en Corse, c'est beau la France.
Pour ce dimanche mon but etait simple: aller voir ce qui se passe dans le milieu artistique contemporain, me confronter à l'avant-garde d'un pays qui semble plus porté sur l'industrialisation que la création, blah blah blah, je souhaitais aussi échapper à la foule et d'apres le lonely planet c'était l'endroit propice pour passer une journée tranquille.
Direction la Factory 798, historiquement il s'agit d'une usine désaffectée et où des artistes se sont installés. Une sorte de grand squatt dont la description me faisait penser aux frigos, patience patience, commencons par le commencement et savourons ce voyage...
J'hèle un taxi, on regarde ensemble la carte, on trace des cercles on coche l'emplacement de la factory 798 et je demande à ce que le compteur soit activé, c'est parti, on commence direct par prendre le quatrieme périphérique.
Quatrieme périphérique ??? ahah, oui, Pékin est une ville concentrique abritant cinq périphériques, je ne les ai pas tous vu mais celui là fait quand meme deux fois cinq voies, autant dire qu'en semaine il doit être bien encombré :)

Certains d'entre vous ont toujours rêvé de controler une grue, n'est ce pas ? ceux pour qui ce rêve a perduré ont certainement trouvé une sorte de paradis à Pékin où les rêves se réalisent à la chinoise c'est à dire en grand (et en très haut pour les grues). Rien que monter dans la cabine il y en a pour 30 minutes facile.

Nous arrivons à la factory et là, choc, c'est pas du tout une usine dans un batiment mais tout un quartier industriel avec boutiques, restaurants (hyper chers), ateliers, galleries et carte pour ne pas se perdre... en fait c'est une petite ville entirement tournée vers la création, impressionnant !

J'en profite pour vous montrer ce qui me rendra riche, célèbre, irrésistible et infecte: le vélo électrique Chinois qui est assez répandu (disons un deux-roues sur dix je pense), très silencieux, on peut pédaler pour prendre le relai de la batterie (assez volumineuse), en plus il a un bon petit style pour à peine 150€ en supermarché, je suis sur que ca cartonnerait à Paris. Mais bon, on choisit de devenir riche ou de rester pauvre, moi j'ai fait mon choix: je bosse pour la sixieme bourrasque.

En rentrant dans les batiments on peut voir de futurs lofts assez sympa (il semble que les promoteurs immobiliers veuillent reprendre possession des lieux pour tranformer la factory en quartier résidentiel haut de gamme après les jo)

Des photos de performances, ici un homme se transforme en pinceau, dans une autre performance l'artiste buvait de l'encre et la vomissait sur une feuille géante afin de retracer dans les deux cas les contours de la Chine... ne sommes nous que des instruments au service d'un état que nous définissons ? lala

Là des soldats de plomb fondus avec des barbelés sur une lampe en forme de poumons... nos corps sont ils devenus des champs de bataille pour les multinationales ? roh

Des avions en papier d'alu s'écrasant sur un Hollywood indestructible avec un empire state building en témoin cabossé, que pouvons-nous faire face à l'hégémonie de la culture américaine qui peut se permettre de briser ses propres symboles ? dediou


Oh lala, oh lala, tant de questions dans la tête de Patrack...
Bref, tout plein de trucs plus ou moins reussis mais le principe de la visite est assez sympa, on peut rentrer dans les ateliers à l'heure du dejeuner, on dit "ni rao", on ressort, on consulte la carte, on se perd entre "transistor street" et "computer alley" et on rerentre au petit bonheur la chance dans une autre gallerie, il n'y a pas grand monde et on peut meme manger un magnifique sandwich italien au timezone, on continue...


Et là, c'est le choc, envolées les questions métaphysiques, oubliés les pourquoi du comment, rien à branler de dénonciations indigestes car là, devant les yeux de Patrack, se déroule un drame, symbole de cette société chinoise oppressante, de ces communisses qui partout veulent empecher le bonheur de certains au profit d'un semi-contentement général, "police partout, justice nulle part" crie Patrack, il hurle ce cri de révolte universel "basta muchachos, enough is enough und sayonara le botswana" car ici les machines elliptiques sont enfermées, parquées comme des criminelles, partageant la meme cellule que ces pervers de toboggans verticaux.

Patrack fulmine et jure de faire connaitre au monde entier leurs conditions, il jure qu'un jour toutes les machines elliptiques du monde seront libres, que l'amitié entre les peuples ne sera pas un vain mot. Vu qu'il est en Chine il crache allegrement par terre pour ajouter du poids à ses déclarations (autrement on le l'aurait jamais pris au sérieux).
Patrack est bien perturbé, si bien que quand il rencontre une jeune femme francaise responsable de la section photographie de la gallerie principale, qui est à Pékin depuis deux semaines et qu'elle vient lui parler d'un photographe chinois avec des references à Salgado il ne pense meme pas à l'inviter le soir meme. Completement à côté de la plaque notre pauvre Patrack (bon, ceci dit faut pas deconner, Salgado il déchire sa race atomique bien profond alors que le chinois en question faisait des portraits de ses potes mineurs avec seulement la tristesse en toile de fond, mais il n'empeche qu'elle etait bien mignonne).
Juste le temps de rattrapper le métro et de vider son sac des divers poisons qu'il contient que Patrack rejoint la ville, pret à communiquer son indignation.

Là, tout le monde parle chinois, cause perdue, Patrack rentre dans le rang et se retrouve sur les champs élysées de Pékin.

Il y a meme des bus à touristes pour voir d'autres touristes qui vont prendre en photo les touristes dans leur bus, le serpent se mord la queue allegrement.

McDo fournit les parasols aux forces de l'ordre.

La petite n'a plus que la force de manger sa brochette.

Théorie de l'évolution, les taxis avec des places de 25 cm de large ne peuvent charger qu'un quart de fesse du touriste moyen, ils sont donc voués à disparaitre.

Le luxe, l'opulence c'est bien gentil mais Patrack c'est un baroudeur de l'extreme, il a besoin du filth, que ce soit un peu dusty, il aimes les coins roots quoi, bref, direction les ruelles.


Avec des fresques qui peuvent presque se passer d'explications.

Ces ruelles sont vouées à disparaitre pour laisser place à de magnifiques tours moches...


De retour à Qianmen, sa beauté, son vide sidéral...

Petite ballade sur les avenues arborées.

Et retour dans l'univers du luxe via un passage dans un centre commercial moderne, le SOGO

Moui, bon, super...

Patrack craquera presque pour des chaussures qui lui iraient comme des gants, enfin plutot comme des chaussettes alors, bref des chaussures Playboy pour un vrai playboy, ne rigolez pas la marque existe vraiment et c'est pas donné, ca coute la peau des fesses (de playmate, ouarf)

De retour Patrack a une dalle monstrueuse, il s'achete un bol histoire de pouvoir manger des raviolis et des nouilles et il s'est également offert des shortbread pour manger avec sa glace (il n'a pas pris de Haagen Dasz qui coute 10€ le pot de 500 et 4€ le petit!)

Zou, c'est soir c'est la fete, c'est le parfum en dvd !

Rendez-vous pour la suite un peu plus tard, Alex tu peux commencer à faire chauffer josiane et simone, al fin est proche!
bises
lundi 23 juillet 2007
La muraille, la muraille
Souvenez-vous, fin des années 80, Citroen lance l'AX, elle est révolutionnaire et roule sur la muraille de Chine à tout beurzingue, il fait beau, c'est magnifique.
Voilà comment on fabrique des reves d'enfants, back to reality, aujourd'hui c'est samedi et Patrack a rendez-vous à 7h20 dans le métro avec TP et sa copine (non, c'est pas Eva Longoria, oui, ils sont mariés, non, pas à Chantilly, bref, TP n'est pas Tony Parker, etonnant, non?), le petit groupe rejoindra LY (aucun rapport) et sa copine (oui, c'est bien elle) à 7h40 précises.

Comment, qu'ouie-je, qu'entends-je ? Patrack en voyage organisé ? le loup des steppes dans un troupeau de brebis ? eheh, oui, laissez-moi vous conter la génèse de cette excursion. Patrack est avide de comprendre comment ce grand peuple va un jour gouverner le monde, quels sont les reves de ces géants, les occupations de nos futurs maitres.
Bref, le vendredi midi Patrack fait un tour de table pour savoir comment l'équipe va occuper son week-end... bien, à vrai dire ils doivent etre heureux de voir arriver le lundi car je n'ai eu que deux réponses franches: aller voir "Transformers en IMAX" (Jerry, tout le monde s'est moqué de lui ouvertement) et pouponner le soit-disant cochon d'or (WT, tout le monde l'enviait d'avoir un cochon d'or, une cochonne en l'occurence, à part TP qui sait que ce n'est pas vraiment le cochon d'or mais qui ne veut pas le dire devant WT, c'est compliqué la Chine...), en résumé personne ne faisait rien. Jusqu'à ce que la question soit retournée à Patrack et là ca fuse: La muraille, la factory 798 et l'opéra et, et, et stop, calmos une heure après c'etait ficelé LY et TP avaient préparé un itinéraire, ils m'emmeneront voir la muraille de Chine demain (je les soupconne alors d'être des agents du parti). LY me propose aussi un itinéraire pour dimanche, là je décline gentiment, samedi c'est bien mais samedi et dimanche c'est trop.
Nous voici donc en route pour la muraille grace à un train tres couleur locale: on mange, on joue au poker chinois (humm, j'ai pas bien suivi les regles) et j'ai présenté le kems, LY etait à fond à sauter sur sa banquette en guettant les éventuels signes de sa partenaire, hurlant "kems !!!!!!!!!!!!" dans la voiture (d'autres passagers se sont retournés pour le dévisager, autant dire que LY jouait pour la gagne).



LY et TP avaient amené des choses à manger, ce fut du tout occidental avec pain Harry's et Dinde fumée, petits gateaux "enchantés" et snickers, je faisais un peu pouilleux avec mes chips coréennes au kimchi et mes petits gateaux "dolce vita" fourrés au nutella. Ils etaient d'ailleurs tres surpris que le Nutella soit populaire chez les enfants tellement ils n'ont pas aimé ca.




Apres 2h30 de "kems !!!!!!" nous voici à badaling, TP insiste pour me prendre en photo au garde à vous devant les mots de Mao "Il n'est pas de héro qui n'ait marché sur la muraille" mouais et spiderman il tricotte pendant ce temps là ?

Direction le ticket office. Il y a un peu de monde...

Et zou, nous y voilà, témoignages photo dans tous les sens, nous sommes des héros, nous marchons sur la muraille!

Enfin, on marche, on pietinne un peu

Et puis on a beau etre des héros on sait pas trop où on va, le brouillard aidant on ne voit pas à plus de 10m (pratique pour ces satanés mongoles).

En descendant ou en montant, partout la marée humaine


Après deux heures de marche il est temps de recasser la croute assis par terre sous les yeux amusés des passants.

On parcours la muraille sud, le parcours est plus escarpé et le brouillard toujours aussi présent.

Retour en bus, ca fait du bien d'échapper pendant une heure à la foule, à la chaleur, à l'humidité, au vent froid et au broullard, meme si on doit supporter la télé à fond c'est pas grave, donnez-moi, donnez-moi des coups de poing dans les yeux !

18h, nous nous séparons, je repasse au bureau completement explosé pour deux heures apres avoir négocié avec le vigile en mimant ce que j'allais faire, un grand moment.

En sortant je m'achete qq dvds pour pas chers et je me prépare une bonne soirée, en fait non, je m'écroule :)
Voilà comment on fabrique des reves d'enfants, back to reality, aujourd'hui c'est samedi et Patrack a rendez-vous à 7h20 dans le métro avec TP et sa copine (non, c'est pas Eva Longoria, oui, ils sont mariés, non, pas à Chantilly, bref, TP n'est pas Tony Parker, etonnant, non?), le petit groupe rejoindra LY (aucun rapport) et sa copine (oui, c'est bien elle) à 7h40 précises.

Comment, qu'ouie-je, qu'entends-je ? Patrack en voyage organisé ? le loup des steppes dans un troupeau de brebis ? eheh, oui, laissez-moi vous conter la génèse de cette excursion. Patrack est avide de comprendre comment ce grand peuple va un jour gouverner le monde, quels sont les reves de ces géants, les occupations de nos futurs maitres.
Bref, le vendredi midi Patrack fait un tour de table pour savoir comment l'équipe va occuper son week-end... bien, à vrai dire ils doivent etre heureux de voir arriver le lundi car je n'ai eu que deux réponses franches: aller voir "Transformers en IMAX" (Jerry, tout le monde s'est moqué de lui ouvertement) et pouponner le soit-disant cochon d'or (WT, tout le monde l'enviait d'avoir un cochon d'or, une cochonne en l'occurence, à part TP qui sait que ce n'est pas vraiment le cochon d'or mais qui ne veut pas le dire devant WT, c'est compliqué la Chine...), en résumé personne ne faisait rien. Jusqu'à ce que la question soit retournée à Patrack et là ca fuse: La muraille, la factory 798 et l'opéra et, et, et stop, calmos une heure après c'etait ficelé LY et TP avaient préparé un itinéraire, ils m'emmeneront voir la muraille de Chine demain (je les soupconne alors d'être des agents du parti). LY me propose aussi un itinéraire pour dimanche, là je décline gentiment, samedi c'est bien mais samedi et dimanche c'est trop.
Nous voici donc en route pour la muraille grace à un train tres couleur locale: on mange, on joue au poker chinois (humm, j'ai pas bien suivi les regles) et j'ai présenté le kems, LY etait à fond à sauter sur sa banquette en guettant les éventuels signes de sa partenaire, hurlant "kems !!!!!!!!!!!!" dans la voiture (d'autres passagers se sont retournés pour le dévisager, autant dire que LY jouait pour la gagne).



LY et TP avaient amené des choses à manger, ce fut du tout occidental avec pain Harry's et Dinde fumée, petits gateaux "enchantés" et snickers, je faisais un peu pouilleux avec mes chips coréennes au kimchi et mes petits gateaux "dolce vita" fourrés au nutella. Ils etaient d'ailleurs tres surpris que le Nutella soit populaire chez les enfants tellement ils n'ont pas aimé ca.




Apres 2h30 de "kems !!!!!!" nous voici à badaling, TP insiste pour me prendre en photo au garde à vous devant les mots de Mao "Il n'est pas de héro qui n'ait marché sur la muraille" mouais et spiderman il tricotte pendant ce temps là ?

Direction le ticket office. Il y a un peu de monde...

Et zou, nous y voilà, témoignages photo dans tous les sens, nous sommes des héros, nous marchons sur la muraille!

Enfin, on marche, on pietinne un peu

Et puis on a beau etre des héros on sait pas trop où on va, le brouillard aidant on ne voit pas à plus de 10m (pratique pour ces satanés mongoles).

En descendant ou en montant, partout la marée humaine


Après deux heures de marche il est temps de recasser la croute assis par terre sous les yeux amusés des passants.

On parcours la muraille sud, le parcours est plus escarpé et le brouillard toujours aussi présent.

Retour en bus, ca fait du bien d'échapper pendant une heure à la foule, à la chaleur, à l'humidité, au vent froid et au broullard, meme si on doit supporter la télé à fond c'est pas grave, donnez-moi, donnez-moi des coups de poing dans les yeux !

18h, nous nous séparons, je repasse au bureau completement explosé pour deux heures apres avoir négocié avec le vigile en mimant ce que j'allais faire, un grand moment.

En sortant je m'achete qq dvds pour pas chers et je me prépare une bonne soirée, en fait non, je m'écroule :)
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